STYX : Edge Of The Century

Poids lourd du rock aux États-Unis, STYX — dont les origines remontent au début des années 60, lorsque les frères Panozzo commencèrent à jouer avec leur voisin Dennis DeYoung à Chicago —  a véritablement percé après l'arrivée du guitariste et chanteur Tommy Shaw. Succès d'abord mineur pour l'album Crystal Ball en 1976, puis massif à partir de The Grand Illusion, leur septième album sorti en 1977. Les années qui suivent voient le groupe occuper les premières places du Billboard, alignant les tubes jusqu'en 1983 et Kilroy Was Here, concept album réputé foireux mais qui trouvera cependant un public lui aussi. Le groupe se séparait l'année suivante dans des querelles insolubles entre ses deux principaux chanteurs, DeYoung et Shaw poursuivront quelques années leurs carrières en solo, avec un petit succès, mais l'idée de reformer Styx prend corps dès 1989. Le groupe sort alors son douzième album, mais sans Tommy Shaw, occupé avec DAMN YANKEES en compagnie de Jack Blades (Night Ranger) et Ted Nugent. Styx lui trouvait un remplaçant en la personne de GLEN BURTNICK, qui s'était illustré en solo quelques années plus tôt avec deux superbes albums devenus depuis des classiques de l'AOR. Riche idée, car de la même manière que Tommy Shaw avait revitalisé le groupe dans les années 70, Burtnick donnait lui aussi un joli coup de fouet à ses partenaires d'une dizaine d'années ses aînés. De fait, les compositions de Burtnick — qui n'ont plus rien à voir avec le rock à tendance progressive d'antan — sont de loin les plus accrocheuses de ce disque qui s'essouffle par ailleurs assez fréquemment, et principalement lorsque Dennis DeYoung prend le micro. S'il montre de beaux restes sur le bien rock'n'roll Not Dead Yet, les ballades — dont il semble raffoler — ne font guère redresser l'oreille. Show Me The Way, par exemple, et en dépit du succès que le single rencontra dans un élan patriotique dont les États-Unis sont si friands (le titre fut adopté par les troupes américaines durant la première guerre du Golfe), est un titre AOR tout ce qu'il y a de plus convenu (Carrie Ann ne relevant pas le niveau). James Young nous réveille un peu sur le sympathique Homewrecker, mais l'homme providentiel est bien Glen Burtnick, et ses très accrocheurs Love Is A Ritual et Edge Of The Century insufflent un souffle de fraîcheur bienvenu mais finalement trop rare à ce disque assez à part dans la discographie du groupe.

Tracklist : 
01. Love Is The Ritual
02. Show Me The Way
03. Edge Of The Century
04. Love At First Sight
05. All In A Day's Work
06. Not Dead Yet [reprise THE BAD EXAMPLES]
07. World Tonite
08. Carrie Ann
09. Homewrecker
10. Back To Chicago

Line-up :
Dennis DeYoung (chant + clavier)
James Young (guitare + chant)
Glen Burtnick (chant + guitare)
Chuck Panozzo (basse)
John Panozzo (batterie + percussions)
+
Howard Levy (harmonica)
Jo Pusateri (percussions)
John Negus (clarinette + saxophone)
Mark Ohlsen (trompette)
Mike Halpin (trombone)
Dan Barber (trompette)
Michael Smith (saxophone)
Ron Kolber (saxophone)
Gary Fry (programmation)

Année : 1990
Label : A&M
Production : Dennis DeYoung



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