STEVIE NICKS : In Your Dreams

Il est peu probable que la pop engendre à nouveau des carrières dans le genre de celle de STEVIE NICKS. D'abord parce que le talent et la personnalité sont des notions bien dépassées en nos temps où tout est affaire de formatage et de communication, mais aussi parce que mener une carrière durant près de 40 ans semble devenu techniquement impossible dans un monde où tout se jette et s'oublie d'une année sur l'autre. Pour durer, Stevie Nicks semble détenir une recette qui a fait ses preuves : l'artiste s'économise. Tout en tournant toujours avec FLEETWOOD MAC, la chanteuse laisse ses albums mijoter une dizaine d'années depuis Street Angel en 1994. In Your Dreams s'est fait attendre dix ans tout juste, le temps nécessaire, sans doute, pour digérer le brillant Trouble In Shangri-La et tenter de lui assurer une suite convenable. Après Sheryl Crow, l'artiste a fait appel à Dave Stewart (EURYTHMICS) pour l'assister dans ce rude défi, avec autour d'elle toujours la grande famille de Fleetwood Mac et des Heartbreakers de Tom Petty, sans oublier son inséparable guitariste Waddy Wachtel. Pour partie, ce disque n'a en réalité pas mûri pendant dix ans, mais sur près d'une quarantaine d'années, un certain nombre de titres ayant été partiellement composés par la chanteuse alors qu'elle venait de rejoindre Fleetwood Mac (Annabel Lee, Secret Love, etc.). A constater ce que l'artiste conserve dans ses archives, on ne se fait guère de souci sur la qualité de ses prochains albums. On y trouvait par exemple l'un des titres phares de ce disque : Moonlight qui, sur fond de piano entêtant, lui a été en partie inspiré de sa relation amoureuse complexe avec Lindsey Buckingham, qu'on retrouve d'ailleurs sur le disque pour un duo comme à la belle époque sur l'intense et pourtant dépouillé (voix / guitare) Soldier's Angel. Il faut le dire et le répéter : un disque de Stevie Nicks s'apprécie dans son intégralité, et dans sa diversité, avec ses moments plutôt folk (For What It's Worth), ses touches de country (Cheaper Than Free), de blues (You May Be The One), et aussi ses passages plus rock (Ghosts Are Gone). Celui-ci ne fait guère exception, il est fait de hauts et de très hauts, et d'un seul véritable bas (le très pauvre Italian Summer ne restera pas dans les mémoires), et s'appréhende comme une expérience un peu hors du temps.

Tracklist : 
01. Secret Love
02. For What It's Worth
03. In Your Dreams
04. Wide Sargasso Sea
05. New Orleans
06. Moonlight (A Vampire's Dream)
07. Annabel Lee
08. Soldier's Angel *
09. Everybody Loves You
10. Ghosts Are Gone
11. You May Be The One
12. Italian Summer
13. Cheaper Than Free

Line-up :

Stevie Nicks (chant + clavier + percussions)
+
Sharon Celani (chœurs)
Lori Nicks (chœurs)
Mick Fleetwood (batterie)
Lindsey Buckingham (guitare + chœurs)[*]
Ned Douglas (clavier)
Ricky Peterson (orgue + piano)
Mike Rojas (orgue + piano)
Zac Rae (orgue)
Mike Rowe (clavier + orgue)
Glen Ballard (guitare + clavier + piano)
Dave Stewart (guitare + chant)
Tom Bukovac (guitare)
Rob Cavallo (guitare)
Neale Heywood (guitare)
Waddy Wachtel (guitare)
Greg Leisz (mandoline)
Mike Campbell (guitare + basse + clavier + batterie + percussions)
Mike Bradford (basse)
Simon Smith (basse)
Michael Rhodes (basse)
Al Ortiz (basse)
Chad Cromwell (batterie)
Steve Ferrone (batterie)
Blair Sinta (batterie)
Scott Campbell (programmation + percussions)
Lenny Castro (percussions)
Mike Fasano (percussions)
Ann Marie Calhoun (violon)
Torrey DeVitto (violon)

Année : 2011
Label : Reprise Records
Production : Dave Stewart + Glen Ballard




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