DREAMS SO REAL : Rough Night In Jericho

Pochette peu avenante, je vous l'accorde, pour ce second album des Américains de DREAMS SO REAL, et j'ignore par quel heureux hasard mon attention fut jadis attirée par ce disque dans un bac de soldes. Je ne m'explique pas plus ce que faisait ce cd chez un disquaire de si triste mémoire, à cette époque sinistre qui boudait  les musiciens au profit des « boum boum » archi synthétiques dont ma génération se délectait comme pour tenter de se réveiller un peu. Bref, concours de circonstances inespéré qui me menait aux portes de ce groupe originaire d'Athens en Géorgie, comme un certain R.E.M., qui faisait d'ailleurs fureur aux quatre coins du monde à l'époque où ce Rough Night In Jericho me tombait dans les mains. Le guitariste Peter Buck avait du reste produit le premier album de Dreams So Real, mais on s'arrêtera là pour les comparaisons, même si Dreams So Real n'est pas non plus l'antithèse de R.E.M., car DSR, c'est quand même bel et bien du rock américain, mais tellement plus chatoyant et dynamique, à l'image du dos du cd multicolore, que ces raseurs de R.E.M.. Dans le genre qu'on appelait alternatif, ce disque est un modèle à suivre : des refrains singuliers, des lignes mélodiques accrocheuses à tous les niveaux, un son clair, une interprétation irréprochable, quelques discrètes références aux années 60, mais surtout un savoir faire bien de son époque pour torcher des morceaux extrêmement soignés tout en restant remarquablement sobres. Et au bout du compte, une bonne dose de frissons (City Of Love, Rough Night In Jericho, Distance, Love Fall Down, Victim, etc...) à l'écoute de ce disque qui de plus vieillit sans s'altérer. Autrement dit, de quoi se faire remarquer à l'échelle nationale à l'époque, avec quelques singles dont le morceau titre qui fit un parcours très honorable dans les classements américains et sur MTV. Hélas, la suite sera moins brillante, avec un troisième et dernier album assez terne et par conséquent incapable d'amplifier la popularité du groupe, et la séparation inéluctable qui en découlait rapidement. Reste un album compact en qualité, et fortement recommandable.

Highlights : Rough Night In Jericho, Distance, City Of Love, Love Fall Down, Victim, Heart Of Stone, Melanie, Open Your Eyes...

Tracklist :
01. Rough Night In Jericho
02. Heart Of Stone
03. Bearing Witness
04. Victim
05. California
06. City Of Love
07. Open Your Eyes
08. Distance
09. Melanie
10. Love Fall Down

Line-up :
Barry Marler (chant + guitare)
Trent Allen (basse + chœurs)
Drew Worsham (batterie)
+
John Philip Shenale (clavier)

Année : 1988
Label : Arista
Production : Bill Drescher


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