STEVIE NICKS : The Other Side Of The Mirror

Étrangement, ce quatrième album de STEVIE NICKS ne rencontra pas le succès critique ni même commercial des précédents (l'album finira quand même disque de platine aux USA, mais non sans mal). Pour des raisons qui à vrai dire m'échappent totalement, car la chanteuse arrivait à mon avis au sommet de son art, armée de douze titres plus touchants que jamais. Avec ce disque, Stevie remballait la technologie utilisée sur le précédent album - l'excellent Rock A Little sorti quatre ans plus tôt - pour revenir au son plus naturel et organique des premiers opus. Pour la première fois, le producteur Jimmy Iovine était remplacé aux commandes par Rupert Hine (TINA TURNER, CHRIS DE BURGH, THE FIXX...). L'équipe de musiciens qui suivait la chanteuse depuis son premier album était elle aussi renouvelée en profondeur, avec pour quasi seuls rescapés les guitaristes Mike Campbell (TOM PETTY & THE HEARBREAKERS) et le fidèle parmi les fidèles Waddy Watchel. Comparé aux deux premiers albums, le son de The Other Side Of The Mirror était bien sûr mis à jour, correspondant ainsi aux standards du moment, et servant parfaitement des titres dont le point commun était de faire mouche à tous les coups. Des intenses Long Way To Go et Doing The Best I Can, à des titres plus légers mais tout aussi émouvants comme Rooms On Fire ou Fire Burning, aucun titre ne semblait accessoire. Tous faisaient partie d'un ensemble, d'un itinéraire musical dont le seul but était, comme toujours, de nous transporter dans l'univers fabuleux de la musicienne. Fidèle à ses habitudes, après Tom Petty et Don Henley, c'était cette fois avec BRUCE HORNSBY que Stevie partageait le chant sur la ballade Two Kinds Of Love. En dépit de tempos relativement posés, ce disque ne manque absolument pas de rythme, la richesse des mélodies faisant naturellement tout le charme du disque, mais également - et comme toujours - une certaine diversité des styles abordés, allant d'une sorte de boogie blues sur Whole Lotta Trouble, à des rythmiques reggae sur la reprise de JOHNNY CASH I Still Miss Someone ou des sonorités japonisantes du merveilleux Doing The Best I Can. Sans oublier cette voix ! Quelle voix !!

Tracklist:
01. Rooms Of Fire
02. Long Way To Go
03. Two Kinds Of Love*
04. Ooh My Love
05. Ghosts
06. Whole Lotta Trouble
07. Fire Burning
08. Cry Wolf
09. Alice
10. Juliet
11. Doing The Best I Can (Escape From Berlin)
12. I Still Miss Someone (Blue Eyes)


Line-up :
Stevie Nicks (chant + percussions)
+
Jamie West-Oram (guitare)
Rick Nowels (guitare)
Waddy Watchel (guitare)
Mike Campbell (guitare)
Rupert Hine (clavier + basse)
Geoff Dugmore (clavier + batterie)
Bruce Hornsby (piano + chant [*])
Vail Johnson (basse)
Tony Levin (basse)
Derek Murphy (basse)
Jerry Marotta (batterie)
Kenny G (saxophone)
Lori Perry-Nicks (choeurs)
Sharon Celani (choeurs)

Année : 1989
Label : Modern Records / Atlantic
Production : Rupert Hine

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