PAT BENATAR : Seven The Hard Way

Le virage pop de Tropico fut couronné d'un nouveau succès commercial pour PAT BENATAR. Avec une nouvelle certification platine aux États-Unis, tout encourageait la chanteuse et son entourage à poursuivre dans cette voie, mais c'est à une nouvelle évolution musicale que nous assistions à la sortie de ce sixième album studio (le septième en comptant Live From Earth) à l'automne 1985, et même un peu avant, durant l'été, avec le premier single Invicible, tiré de la bande son de l'un des films — du propre aveu de la chanteuse, et je ne la démentirai pas — les plus mauvais jamais produit. Signée par Holly Knight (qui avait déjà offert un gros succès à Pat Benatar avec Love Is A Battlefield) avec l'Anglais Simon Climie (de CLIMIE FISHER) et Pat Benatar elle-même, la chanson, servie par un refrain très accrocheur, présentait, aussi, un retour à un son plus rock, mais dans une version fortement mise au goût du jour. C'est d'ailleurs ce qu'on retiendra de ce Seven The Hard Way, album très fortement marqué par son époque, cédant contrairement à Tropico aux standards de production très léchés du moment, et aux arrangements — bien que penchant largement vers la guitare — usant de sons plus ou moins synthétiques (Sex As A Weapon, Red Vision, 7 Rooms Of Gloom, et même le plus brut dans son approche — très portée sur les guitares — Big Life). Peut-être manqué-je un peu d'objectivité tant ce disque m'est cher et me suit depuis toujours, mais je ne peux y voir autre-chose qu'une extraordinaire alchimie, et le témoignage heureux d'une époque musicalement fort exaltante. A la même époque, le producteur Joe Chiccarelli travaillait avec ROBERT TEPPER (sur No Easy Way Out pour la bande son de Rocky IV), et c'est probablement à cette collaboration que l'on doit le superbe Le Bel Âge que le chanteur co-signait avec Guy Marshall ; un titre plus doux, qui représente l'autre facette de Seven The Hard Way, renouant en cela un peu avec le précédent album, sur des titres comme Walking In The Underground, The Art Of Letting Go ou Run Between The Raindrops, bien que dans l'ensemble beaucoup plus produits. D'une richesse mélodique en tout cas comparable — si ce n'est supérieure encore — à Tropico, ce disque marque paradoxalement le début du progressif déclin commercial de la chanteuse aux plus de 25 millions de disques vendus dans le monde. Seven The Hard Way finira tout de même disque d'or aux États-Unis, et platine au Canada. 

Tracklist :
01. Sex As A Weapon
02. Le Bel Age
03. Walking In The Underground
04. Big Life
05. Red Vision
06. 7 Rooms Of Gloom
07. Run Between The Raindrops
08. Invincible
09. The Art Of Letting Go


Line-up :
Pat Benatar (chant)
+
Neil Giraldo (guitare)
Charlie Giordano (clavier)
Donnie Nossov (basse)
Myron Grombacher (batterie)
+
Lenny Castro (percussions)
The Uptown Horns (cuivres)
Frank Linx (chœurs)
Tuffy Cummings (chœurs)
Maxi Anderson (chœurs)
Phyllis St. James (chœurs)
Rose Banks (chœurs)
Tom Kelly (chœurs)
Tommy Funderburk (chœurs)
Von Ciele Faggett (chœurs)
Gean Johnson (chœurs)
Carmen Twillie (chœurs)
Táta Vega (chœurs)

Année : 1985
Label : Chrysalis
Production : Neil Giraldo + Joe Chiccarelli



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